LE QUOTIDIEN

February 08, 202618 min read

LE QUOTIDIEN

De l’intérêt d’être une femme pour le développement de « l’Âme de Conscience »

La nature ainsi que l’être humain ne sont pas « finis » mais en devenir permanent, selon un processus de métamorphoses successives semblable à celui de la plante archétypale, observé et décrit par Goethe.

Ce processus de métamorphose se manifeste par l’alternance apparente de phases constructrices et de phases destructrices, de « manifestations » et de « disparitions ».

Rudolf Steiner a développé cette observation goethéenne pour mettre en évidence les réalités non matérielles de la nature et de l’être humain.

Il expose ainsi le principe de la métamorphose : « Un organe visible-invisible, unique et toujours changeant, passe de la graine à la feuille, au sépale, au pétale, au carpelle, au fruit, et puis de nouveau à la graine… Ce processus vivant est une suite rythmique de contractions et d’expansions en spirale… »
Dans « La Science de l’Occulte », il parle de « phénomène spirituel » entre chaque phase d’incarnation et non de « disparition ».

Il décrit les différentes incarnations qui ont précédé celle de la Terre. Elles sont semblables à une succession d’ébauches divines, que l’on peut comparer à des expirations divines, à des manifestations du « Souffle Divin », suivies de « disparition-spiritualisation », semblables à des inspirations divines, des retours à « La Source » créatrice.

michel ange

« La Création » de Michel Ange (Chapelle Sixtine)

On retrouve ce même processus de manifestation, caractérisé par une naissance, une apogée, un déclin puis une extinction, avec les différentes Périodes de la Terre et les différentes Civilisations.

Nous sommes actuellement dans la 4ème Création Divine (la Terre), dans la 4ème Période de la Terre (Post-Atlantéenne) et dans la 5ème Civilisation (Anglo-Saxone) de cette 4ème période.

La Terre a d’abord eu l’aspect des précédentes incarnations de la Création (l’Ancien Saturne, l’Ancien Soleil, l’Ancienne Lune), avant de commencer à manifester sa propre histoire.
De même, chaque civilisation reprend la quintessence de la précédente avant de donner pleinement sa mesure.

Tout n’est donc pas détruit et rien ne repart entièrement à zéro !

Cette continuité est symboliquement manifestée en Grèce dans certaines chapelles orthodoxes bâties dans la campagne sur l’emplacement d’anciens temples païens et présentant quelques morceaux de marbre (ayant appartenu à ces temples) parmi les pierres ou les briques de leurs murs.

marie claude

L’Archétype de la Biographie résume magistralement ce phénomène d’alternance entre des processus de matérialisation et de spiritualisation depuis la 1ère Création. On y retrouve le chiffre 7 de la Genèse, qui manifeste la dimension à la fois temporelle et éphémère de toute Création et aussi le chiffre 12.

carte biographie

La carte de Biographie

En effet, tout au long de notre vie, nous sommes appelés à vivre ce même phénomène d’alternance entre des temps de manifestation-expérimentation et des temps de spiritualisation-compréhension, résultats d’un temps de métamorphose entre les deux, semblable à l’état de chrysalide entre la chenille et le papillon, un état apparemment chaotique, incertain, incompréhensible, mettant à mal notre mental ordinaire !

Ce double phénomène se fait au rythme de 7 ans : nous devons « descendre dans la matière », expérimenter ce qu’elle nous propose de vivre puis métamorphoser cette « nourriture » de vie en quelque chose de subtil, de « spirituel » (au sens où cela n’est pas tangible), de lumineux, qui va éclairer, enrichir, agrandir notre vision des choses, notre compréhension de la vie…

Ce processus de « digestion », de métamorphose, se manifeste par un « retournement » qui nous fait « remonter » vers l’Esprit après être « descendu » dans la Matière.

Plus l’être humain aura le courage de s’incarner et d’accepter de « descendre » en Terre, dans l’obscurité de cet élément « terre », plus il développera de « racines » et pourra, comme l’arbre, être porteur de fleurs et de fruits, c’est à dire de forces spirituelles vigoureuses.

Le courage est en effet nécessaire car, au cours de cette « plongée », il sera confronté à de nombreuses épreuves dont il devra sortir victorieux pour pouvoir « remonter » et ne pas rester enlisé dans la matière ! Tout cela est relaté sous forme symbolique dans de nombreux contes et mythes...

Comme le montre la carte de Biographie, la première septaine aboutit à l’incarnation du corps physique (CP), la deuxième (de 7 à 14 ans) à celle du « Corps de Vie » appelé aussi « Corps Ethérique » (CE), un « corps » que nous partageons avec le Règne Végétal. La troisième septaine (de 14 à 21 ans) aboutit à l’incarnation du « Corps Psychique », appelé aussi « Corps Astral » (CA) car il est relié aux astres. Il est aussi à la base de notre capacité de mouvements (d’où les bienfaits de nos activités physiques sur notre psyché). Nous partageons ce « corps » avec le Règne Animal.

Les trois septaines suivantes (de 21 à 42 ans) sont reliées à l’incarnation de ce qui est appelé en Anthroposophie le « Moi », la dimension spirituelle de l’homme qui lui permet de se tenir debout sans appui (vers un an), de parler (autour de 2 ans) et d’avoir la capacité de penser (à partir de 3 ans).

Au cours de sa vie, l’être humain est invité à incarner son Moi en pénétrant et fécondant ses trois premiers corps, du plus subtil (CA) au plus concret (CP), pour développer, entre 21 et 42 ans trois qualités d’âme appelées : « l’Ame de Sensation », « l’Ame d’Entendement » et « l’Ame de Conscience ». Ensuite, entre 42 et 63 ans, il est invité à développer le « germe » de leur métamorphose en « Soi-Esprit », « Esprit de Vie » et « Homme-Esprit ».

A notre époque, nos CP, CE et CA s’incarnent naturellement, ainsi que notre Moi dans le CA jusqu’à l’âge de 26 ans, mais ensuite le Moi ne peut continuer à s’incarner, d’abord dans le CE (entre 28 et 35 ans), puis dans le CP (entre 35 et 42 ans), sans la contribution active de notre volonté.

Pour l’être humain en devenir, l’époque actuelle (civilisation Anglo-Saxone) correspond à la période d’incarnation de « l’Âme de Conscience ». Nous devons prendre conscience de notre nature spirituelle.

« Nous ne sommes pas des êtres humains faisant une expérience spirituelle mais des êtres spirituels faisant une expérience humaine ». Theilard de Chardin

Le développement de « l’Âme de Conscience » nécessite l’incarnation du Moi dans le corps physique, dans l’élément « terre » qui le constitue, dans la Matière. Cette pénétration-fécondation se fait par étapes successives qu’Annick de Souzenelle appelle nos « mariages intérieurs » entrainant peu à peu un « élargissement » de notre conscience.

vortex

Vortex symbolisant l’expansion de la conscience

La courbe de Biographie montre cette descente progressive jusqu’à la 32e année au cours de laquelle a lieu « l’éclatement » de ce qui constitue le noyau dur de notre égo, un phénomène semblable à l’éclatement du grain de blé en terre !

« Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il reste seul ; mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits ». Evangile de Jésus-Christ selon St Jean (12, 20630).

S’il y a compréhension de ce qui est vécu, cette « mort » est suivie d’une « résurrection », d’une remontée manifestée dans la courbe de Biographie par la branche ascendante.

Rudolf Steiner parle du « Pont de 35 ans », ce moment intermédiaire entre la descente et la remontée, mais le travail d’incarnation n’est pas fini ! Entre 35 et 42 ans, après avoir « voulu » incarner notre Moi dans le corps éthérique, nous devons « vouloir » l’incarner dans le corps physique et ensuite « vouloir » incarner de plus en plus profondément l’Esprit…

Cette confrontation à la Matière qui a pour but de la métamorphoser est une chose à laquelle nous sommes confrontés tous les jours, en particulier en tant que femmes, à travers la gestion des contraintes du quotidien.

Étudiante pendant de longues années, puis médecin, je n’avais pas été préparée à cela et j’ai eu pendant longtemps un désintérêt pour la matière, un certain dédain, et même une sorte de rejet !

Ne connaissant pas l’anthroposophie, j’étais totalement inconsciente de mon attitude « luciférienne », de mon « orgueil luciférien » ! Jusqu’au jour où, au cours d’un été de vacances en Grèce, j’ai bien voulu assumer cette gestion du quotidien, ménage, vaisselle, lessive, repassage, cuisine, etc…

A ma grande surprise, dans le mois qui a suivi, des réponses inédites aux questions que je me posais m’ont été données, éclairant ce que j’essayais en vain de trouver dans différents livres de philosophie.

A partir de cet « été de grâce », j’ai porté un autre regard sur ce travail lié aux nécessités du quotidien…

J’ai pris conscience qu’il demande une organisation rigoureuse sous peine d’être vite débordée !

J’ai appris ainsi l’autodiscipline, le sens de l’organisation, l’importance de l’engagement, la constance dans cet engagement, la fiabilité, toutes choses indispensables pour assumer des responsabilités.

J’ai pris conscience qu’il demande sans cesse de faire et refaire la même chose, tout en sachant que le travail accompli sera immanquablement défait et détruit, contrairement au bricolage assumé en général par les hommes (accrochage d’une étagère par exemple).

Cela m’a appris à lâcher prise après un travail accompli et aussi cette grande Loi de la vie dénommée « l’Impermanence », qui a pour but de nous libérer de l’attachement à nos œuvres et de renouveler ainsi notre créativité...

J’ai pris conscience que ce travail quotidien n’est pas remarqué (la poussière, la toile d’araignée, la tache, une fois enlevées, ne se voient pas !), alors que le travail non fait, ou mal fait, est montré du doigt.

J’ai ainsi appris à développer le don de soi sans en attendre une quelconque reconnaissance.

J’ai pris conscience du côté « rebelle à l’esprit » de la matière et aussi de ce côté rebelle en moi et chez les autres, dans la « matière » qui nous constitue...

J’ai alors appris à développer peu à peu de la patience et aussi de la tolérance et enfin de la compassion envers elle et aussi envers moi-même et envers les autres, en fait vis-à-vis de mon environnement immédiat constitué des quatre Règnes, un environnement qui me montre sans cesse à l’extérieur ce que je suis à l’intérieur et que je dois métamorphoser, en moi, en Esprit !

« La patience est la plus grande manifestation de l’amour. En bulgare, la patience se dit « tarpénié ». Dieu est appelé « delgotarpelniv », qu’on peut traduire en français « longanime ». Depuis des millions et des millions d’années, Dieu attend que les pierres deviennent des hommes… La « Longanimité » est le mot le plus approprié pour désigner cette infinie patience de Dieu ». Omraam Mikhaël Aïvanhov

J’ai pris aussi conscience que ce travail me demandait de développer l’humilité car il me confrontait parfois à ce que nous taxons de dégoutant : les poubelles, les toilettes, etc…Contrairement à d’autres travaux, il n’est guère valorisant ! Il peut même être éprouvé comme humiliant.

Grace à lui, j’ai appris à dépasser ce sentiment d’humiliation et à développer du respect et de la gratitude pour les personnes dont c’est le métier.

Autodiscipline, engagement, persévérance, fiabilité, responsabilité, lâcher prise, don de soi, patience, tolérance, compassion, humilité et aussi obéissance aux injonctions de « La Vie », sont ainsi mis à l’épreuve jour après jour… Car ce n’est jamais définitivement gagné !

« Ce qui est fécond, cela seul est vrai ». Goethe

Est-ce le résultat de ce travail qui se manifeste aujourd’hui par la présence de femmes, en très grande majorité, dans les séminaires et rencontres diverses de questionnement sur soi et sur le sens de la vie, ainsi que par leur rôle de leader dans de grands mouvements internationaux de libération et aussi leur accès accru à des postes de haute responsabilité ?

Avec le développement du travail des femmes à l’extérieur de la maison, de nombreux hommes sont appelés aujourd’hui à participer à cette gestion apparemment ingrate du quotidien. On peut imaginer que cela va les aider à leur tour à se tourner vers eux-mêmes et à développer cette « Âme de Conscience » qui demande un important travail d’introspection à partir de cette confrontation quotidienne à notre environnement immédiat !

Par ailleurs je dois ajouter que, après un certain temps, j’ai réalisé que lorsque je faisais ce travail avec amour, les personnes autour de moi, même inconscientes de la réalité de ce travail, étaient plus paisibles et plus heureuses. L’ambiance de la maison engendrait cette paix, ce bien-être…

Une belle table, le fumet d’un bon plat, une pièce aménagée avec art, des bouquets de fleurs, des vitres brillantes laissant passer le soleil, des meubles cirés embaumant la cire d’abeilles, un sol propre, du linge sentant bon la lessive, repassé et rangé avec ordre dans des placards…

La beauté, qui était le résultat de ce travail, et aussi une sorte de chaleur ambiante, faisaient du bien à tout le monde.

La matière me montrait que si je l’aimais, je l’aidais à manifester la beauté et la chaleur enfouies en elle, la beauté et la chaleur spirituelle du monde… La beauté et la chaleur aimante de Dieu !

« Faire la vaisselle à la main est une activité métaphysique qui redonne à un morceau de matière un peu de l’éclat du premier matin du monde ». Christian Bobin

Oui ! On ressent un peu de cet « éclat » dans une maison dont on s’occupe avec amour !

De plus, cet intérêt pour « la matière », cet amour, ce dévouement, semble mobiliser tout le petit monde des élémentaires qui se mettent alors à collaborer avec nous… Et la maison vibre de toute cette vie et nous vitalise !

Aujourd’hui, j’éprouve de la reconnaissance, de la gratitude, pour ce modeste travail du quotidien qui m’a permis de développer de nombreuses qualités indispensables au développement spirituel de mon âme.
Ce travail des mains, le mouvement des doigts que cela implique, semble neutraliser la pensée mentale, analytique, et libérer un autre type de pensée plus globale, plus vaste…

Des scientifiques ont découvert cela depuis peu alors que les Anciens le savaient déjà. Les Grecs modernes le pratiquent encore de nos jours en philosophant dans les cafés (nouveaux lieux de rencontre qui ont remplacé « l’Agora » d’autrefois), autour d’une « portocalada » (jus d’orange), d’un café ou d’un ouzo (genre de pastis), tout en jouant du bout des doigts avec leur « coboloï » (sorte de chapelet).

Dans son livre « l’Initiation », Rudolf Steiner écrit ceci : « La vie ordinaire constitue déjà par elle-même, de manière plus ou moins consciente, une épreuve d’initiation par le feu ».

Il est certain que cette « initiation », doit être éclairée par l’esprit pour donner comme fruit cette « Âme de Conscience » dont il nous dit qu’elle nécessite la mise en œuvre de la dévotion, c’est-à-dire l’amour et le dévouement, pour « l’inconnu », celui des mondes supérieurs mais aussi l’inconnu de ce monde, celui de la matière qui constitue notre corps physique et au cœur de laquelle nous pouvons retrouver le Créateur à l’origine de ce corps, de cette matière, de ce monde !

Dans son autobiographie, R Steiner écrit ceci : « La lumière ne pénètre pas dans le domaine perceptible aux sens mais elle demeure au-delà. Par contre, on peut voir les couleurs apparaître dès que le domaine sensible entre dans le rayon d’action de la lumière ».

De la même manière, la lumière spirituelle éclaire, colore, donne sens à ce que nous vivons au quotidien. Sans cette lumière, ce sens reste obscur à notre entendement, à notre conscience.

A propos de Goethe, il dit ceci : « L’image de la nature, perçue par les sens, le menait tout droit à la connaissance de sa vision spirituelle des choses » !

Et plus loin : « J’accédai ainsi à cette forme « sensible-suprasensible » dont parle Goethe et qui, pour la conception naturaliste aussi bien que celle véritablement spiritualiste, s’insère entre le sensible que l’on peut saisir et le spirituel que l’on peut contempler ».

Au cours du processus d’incarnation, notre corps physique est programmé après notre passage au « Minuit des Mondes » où nous rencontrons le futur « Homme » que nous sommes appelés à devenir.

La rencontre de ce futur « Homme » nous donne le désir, le courage et la force de revenir à la grande Ecole de la Terre pour vivre cet enfermement dans la matière, avec les risques que cela comporte, ainsi que cet éclatement au cours de la 32ème année, appelée le « Midi des Mondes », en opposition au « Minuit des Mondes », afin de pouvoir être un jour cet Homme réalisé, cet Homme Lumière, l’Homme Esprit, qui sera le résultat de la métamorphose totale de notre corps physique en corps de lumière.

C’est cela la Résurrection des corps promise par le Christ à la fin des Temps…

Annick de Souzenelle parle de ce processus dans son livre « Le symbolisme du corps humain » où elle dit que nos mariages intérieurs demandent d’aller en nous, au niveau de notre inconnu, de notre inconscient, « apprivoiser » les forces animales qui s’y trouvent, forces obscures nichées au sein de nos différents corps, celles enfouies au niveau du corps physique étant les plus profondes…

Ces mariages conduisent à une métamorphose cellulaire progressive de la partie sombre de la cellule, appelée « RA », lieu de « l’inaccompli », en « TOV », partie lumineuse, lieu de « l’accompli », ce processus faisant intervenir… Le sel !

tov

« Le sel présiderait donc, au sein de la cellule, aux épousailles Lumière-Ténèbres, jusqu’à ce que toute la Ténèbre soit accomplie et devenue Lumière. » Annick de Souzenelle

« Vous êtes le sel de la Terre » a dit le Christ !

Cette phrase énigmatique semble nous dire que nous avons un rôle essentiel à jouer au sein de la Création !

« L’Âme de Conscience » est aussi appelée « Âme de Responsabilité ». En se développant, elle nous fait prendre conscience de notre responsabilité face au Monde.

La matière manifeste La Vie…

« La matière ne ment pas, le corps dit la vérité », disent les Orientaux.

« Je suis le Chemin, la Vérité et la Vie » dit le Christ

R Steiner a exprimé le fait que les chiffres 7 et 12 symbolisent les deux natures de l’être humain. Ces deux chiffres sont en relation avec les chiffres 3 et 4 qui se manifestent dans la tripartition fonctionnelle et la quadripartition constitutionnelle de l’être humain.

Le chiffre 7 est le résultat de la somme de 3 (l’Esprit) + 4 (la Matière). Il exprime notre nature temporelle, éphémère.

Le chiffre 12 est le résultat de la multiplication du 3 par le 4. Il exprime notre nature spirituelle, éternelle. Pour cela, l’Esprit doit s’incarner dans le Matière. Il y alors fécondation du 4 par le 3 et multiplication du 3 par le 4.

La Matière fait grandir l’Esprit !

Une graine plantée en terre donne un fruit qui donne plusieurs graines…

La grande difficulté de tout être humain est de vivre de manière juste ces deux natures. Nous devons à la fois nous incarner, nous investir totalement dans le « rôle » que constitue notre nature temporelle, le jouer le mieux possible, mais ne pas nous prendre pour ce rôle, ne pas oublier notre vraie nature qui est éternellement spirituelle !

Avec le développement de « l’Âme de Conscience », nous sommes appelés à démultiplier la force de l’Esprit de Vérité et de Vie grâce à Son incarnation au sein de la matière, dans le corps physique.

Le Christ nous a montré la voie qui est « La Voie de l’Amour » pour cette Terre, pour cet élément « terre », pour « La Matière » !

Depuis le Golgotha, le sang du Christ a pénétré la matière...

Le Christ est « descendu aux Enfers », il a « visité les morts », les morts en esprit, et il a semé des graines d’esprit, Il a revitalisé la Terre, Il a revitalisé les morts et la matière et celle-ci a acquis la capacité d’évoluer spirituellement…

En manifestant de l’amour et du dévouement pour la matière, nous pouvons œuvrer dans le même sens que le Christ, c’est-à-dire participer, à notre niveau, à ce grand processus de spiritualisation de la Terre !

Rudolf Steiner dit ceci : « Nous devons d’une part reconnaître l’élément suprasensible qui vit dans le monde sensible, dans notre entourage immédiat, c’est-à-dire dans le monde de l’homme, de l’animal et de la plante. C’est la voie de Michaël. Et en poursuivant dans cette voie, nous devons trouver dans ce monde, que nous reconnaissons comme suprasensible, l’impulsion du Christ » (La mission de Michaël, 3ème conférence).

Comme nous l’avons vu en introduction, la nature et l’être humain ne sont pas « finis » mais sont en devenir permanent…

La quête du Graal symbolise tout le périple qui nous conduit du germe du corps physique à « l’Homme-Esprit » qui est la transmutation de ce corps physique en « Corps de Lumière » !

le graal

Photo d’une copie du Graal au Monastère de San Juan de la Pen᷉a en Espagne

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